toulouse

 
Dernière mise à jour : 18/09/2006

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Acoustique : Sid'aventure - Cascade - Comun accord - Le silence
Idéale chanson : Crache ton venin
Le meilleur de toi-même au rappel





Par Nadine :

La set-liste papierBon j'ai pas encore les idées très très claires, j'ai l'impression que tout ça c'était un rêve, pourtant quand je regarde mes photos, je me dis que cette soirée était bien réelle, et quelle soirée !!! Bon allez, j'essaye de vous raconter tout ça, mais ça risque d'être un peu confu ... Donc nous sommes arrivés au Zénith vers 16.30 heures. Chaleur accablante et déjà quelques personnes qui attendaient ... environ une trentaine. Pour passer le temps nous avions emmené un ballon de foot (oui je sais ça ne vous passionne pas ! mais fallait bien que l'on passe le temps...). Ma copine, qui avait mon billet devait nous rejoindre. Comme elle m'a prévenue qu'elle aurait du retard, j'ai dit à mon fils que nous allions commencer à distribuer les ballons. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous avons été très très bien accueilli, et tout le monde a trouvé l'idée géniale ! Entre temps les portes du parking se sont ouvertes, et nous avons pu tous entrer pour nous mettre dans les files d'attente. Comme nous n'avions pas fini notre distribution de ballons, nous avons continué à aller voir chacun et leur expliquer notre idée. Parmi les 98 personnes que nous avons vu, seulement cinq ont refusé de prendre un ballon : un couple d'une vingtaine d'années, et un groupe de trois personnes dans les 50 ---> Tant pis pour eux s'ils ne savent pas s'amuser... Notre distribution terminée, les trois files d'attente étaient déjà longues, très longues ... Donc nous avons joué le tout pour le tout ! et nous sommes allés dans la file du milieu mais en première place ... J'ai demandé aux personnes qui étaient là, si ça ne les dérangeaient pas à ce que le petit se mette devant eux, et ils ont été super gentils ! MERCI A VOUS. Nous nous retrouvons donc les premiers à attendre, juste devant le type de la sécu ... Par sécurité, je lui demande si c'est autorisé de rentrer dans le Zénith avec nos sandwichs et nos bouteilles d'eau, et il me répond qu'il est préférable de manger dehors, mais que les bouteilles sont autorisées. Puis le vigil me dit : j'espère que vous n'avez pas d'appareil photo ou de caméra ...Sinon je vous fais passer en dernier de la file... Alors là, je lui sort mon visage de celui à qui on donnerait le bon dieu sans confession, et je lui dit : non j'ai pas d'appareil photo...Et dans ma petite tête je me dis : s'il te fouille le sac, t'es foutue. Et enfin, les portes s'ouvrent !!! - " Ouvrez votre sac s'il vous plait". J'obéis. Mon appareil est planqué tout au fond. J'ai mis par dessus mon passeport, mon étui à lunettes, un livre de poche... Il met la main dans mon sac et bouscule un peu tout ça, puis il tate mon sac de l'extérieur dans tous les sens pendant je ne sais pas combien de temps... je suis mal, très mal... Et là il me dit : c'est bon, vous passez passer. Ahhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!! Sauvée !!!!!!!!! J'y crois pas, soit il a vu l'appareil et m'a fait une fleur, soit ce type a quelques neurones en moins !!! Deuxième contrôle, pour les billets cette fois-ci... ça y est ! nous sommes dans le Zénith !!! Enfin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La salle est dans l'obscurité, tout le monde court, je fais très attention à mon petitou, et finalement, nous nous retrouvons tous les deux juste devant entre Thomas et Jean-Louis. Et là, l'attente ... presque une heure et demie... on attend...

Et soudain on entend quelques accords .... Jean-Louis est là, dans les gradins ... halo de lumière sur lui ... Le bohémien ... il passe tranquillement... il descend... il arrive... Merci à toi qui a porté mon petitou à ce moment là pour qu'il puisse voir Jean-Louis arriver. Il est là.Devant nous, il nous regarde, il nous sourit, ça y est, on est envahi... de chaleur, de bonheur, d'émotion ... Merci. Et c'est parti ! Il enchaine direct sur la bombe humaine !! On chante, on hurle, on saute, on applaudit ... on est tous partis pour ce voyage avec lui.Puis c'est au tour de Parle-moi ---> lacher de ballons !! La plupart sont arrivés entre la barrière et la scène et les vigils n'ont pas pris la peine de les ramasser, dommage. Quelques-uns sont quand même arrivés aux pieds de Jean-Louis, sur le coup il n'a rien dit, rien fait. Un peu plus tard il a shooté dans un ballon, puis dans la soirée, il en a ramassé deux il me semble et les a lu avec le sourire. Notre idéal chanson : Crache ton venin. Et il y a eu Le taxi las, Alter ego, Point final, A ceux qui passent, idéal standard, un autre monde, sid'aventure, tu comptes, cascade, milliers millions milliard ... enfin bref ... y en a eu tellement ... c'était tout simplement génial, extraordinaire, euphorique, sensationnel !!! MERCI Jean-Louis

Pendant le concert, mon petitou (qui s'est éclaté à mort !) lui a crié : Je veux que tu chantes Milliers millions milliards !!! Jean-Louis l'a entendu, et en prenant une petite voix d'enfant il lui a répondu : Celle-là je vais la chanter tout à l'heure.
Puis il lui dit : Tu as mis tes mousses ?
- Oui
- C'est ça que je vois de jaune dans tes deux oreilles, c'est bien. Et tu as assez de place, t'es pas trop serré, tout va bien ?
Petit temps de réflexion et il rajoute : Celle que je vais chanter maintenant, elle est spécialement pour toi, les autres vous pouvez partir boire une bière si vous voulez ... nan j'déconne
Et il part sur Cascade ... Je dis à mon fils : Tu te rends compte elle est pour toi cette chanson ! Emotion. Et il chante. Son regard se pose souvent sur mon petitou avec plein d'amour dans les yeux ... il finit sa chanson et lui adresse un bisou ...

Puis c'est reparti ! Ambiance de folie dans ce Zénith ! On chante, on chante, on chante, on est là, tous avec lui. Richard a eu droit à son triomphe, j'entend encore ces milliers de personnes scander tous ensemble Richard ! Richard ! Richard ! A un moment, Jean-Louis nous dit qu'il aime beaucoup venir à Toulouse, surtout depuis que Richard y est très attaché, et que son petit Baptiste ou Yatis (j'ai mal entendu) est présent ce soir avec nous dans la salle. Le concert s'achève. Rappel. Ils reviennent. Et c'est reparti pour deux ou trois titres. Envoie de bisous, grands signes de la main. Ils ne sont plus là. Rappel. Jean-Louis revient. Sur la route. Et celle que nous attendions ... voilà c'est fini ... Jean-Louis tout seul sur la scène. Sa serviette autour du cou. Sa guitare à la main. Merci Jean-Louis.

Entre temps, mon petitou avait écrit un poème à la maison pour Jean-Louis, et quand j'ai vu que le concert s'achevait, je lui ai dit qu'il fallait qu'il lui donne vu que ce n'était pas sûr que nous puissons le voir après le concert. Alors il a jeté son rouleau de papier. Par manque de chance, il est tombé dans cet espace qui nous sépare de la scène. Le vigil qui était là s'est empressé de le ramasser et l'a déposé aux pieds de Jean-Louis. MERCI monsieur. Ils étaient là tous les cinq à saluer, puis Jean-Louis s'est baissé et a pris ce petit rouleau de papier, l'a embrassé, et à envoyé ce bisou à mon petitou. MERCI.

Les lumières se rallument. On est là sans être là. Comme des fantômes qui reviennent d'un autre monde. On est chargé à bloc d'émotions, d'images, de musique, on a fait le plein de bonheur et pour l'instant on ne sait pas trop quoi en faire. On est ivre. On est ailleurs. Dehors. La fraicheur de la nuit nous éveille en douceur. On réalise. Non pas vraiment. On y est encore. On ne sait pas. On ne sait plus. On est là. Non pas se réveiller tout de suite. Garder encore, et encore. Puis l'attente. Oui, ce soir on attendra Jean-Louis. Lui dire MERCI. Nous sommes peut-être 30 ou 20 je ne sais pas exactement. Et puis l'orage ... tout d'abord des éclairs au loin, puis les coups de tonnerre. Le vent se lève de plus en fort pour laisser la place à une pluie violente. On s'abrite. On attend. On est toujours là. Et enfin, le bus. Il arrive. On le voit. Il n'est plus très loin. La grille s'ouvre. Le bus s'arrête. La porte s'ouvre. Et Jean-Louis est là. Il descend. C'est lui. Comme tout ça parait étrange tout d'un coup. Là devant nous, juste devant. Il nous sourit. Il nous parle. Il nous regarde... Autographes... Puis il voit mon petitou et se dirige instantanément vers lui. Il s'accroupit pour être à sa hauteur et lui dit : oh mais tu es là, tu m'a attendu. Il le prend dans ses bras, chaleureux, généreux et lui fait plein de bisous. Emotion. Je dis à Jean-Louis que nous l'attendions car le petit voulait un autographe sur son T-shirt et lui tend le feutre. Jean-Louis écrit. Jean-Louis a le sourire. Jean-Louis lui demande si ça ne le chatouille pas trop pendant qu'il lui écrit sur le dos. Jean-Louis lui a écrit : BELLE VIE ! MERCI.

Puis je vois Richard en haut des marches du bus, et je dis au petit : Regarde il y a Richard si tu veux aller le voir. Il y va, mais en même temps Richard part dans le bus faire signer des autographes. Le petit monte et Jean-Louis arrive. Il lui dit : Viens avec moi, je vais te faire visiter le bus. Et ils partent tous les deux jusqu'au fond du bus. Jean-Louis cherche des bonbons, cherche des gâteaux. Ils discutent tous les deux. Je ne sais pas ce qu'ils se sont dit, mais j'ai vu cette petite lumière qui brille dans les yeux des enfants heureux. Je m'enhardie. Je gravis les marches du bus. Le chauffeur dit : on s'en va. Non, non, vous avez mon fils dans le bus !
Thomas est assis là, juste à l'entrée à gauche. Il me regarde. Il me parle.
- On le garde avec nous
- Non, ça c'est pas possible. J'y tiens trop. C'est l'amour de vie.
Thomas me regarde. Thomas me sourit.
Puis Jean-Louis et le petit revienne du fond du bus. Ils sourient. Ils sont heureux.
Mon petitou allait redescendre. Attends, je lui dis, tu ne veux pas leur faire un bisou avant de partir, tu ne vas pas les revoir. Il fait demi-tour. Aussitôt Jean-Louis se met à côté de mon fils, Richard est derrière, Thomas se lève vite et plonge devant lui. Ils sont là. Ils sont tous là. Pour mon fils. Tout le monde me regarde. Tout le monde sourie. Clic.

Nous sortons du bus. La porte se referme derrière nous. Je crois qu'à ce moment là j'ai crié, je crois que j'ai ri. On s'est retourné et nous avons envoyé des milliers, des millions, des milliards de baisers... Merci.